• Maroc le linge sale

    Le système Ahizoune nuit à l'athlétisme marocain

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    Le système Ahizoune nuit à l'athlétisme marocain
     

    L'athlétisme marocain est dans le besoin d'un président très proche des athlètes marocains. Il est dans le besoin d'un président qui suit à l'œil les athlètes marocains, cherche à avoir une idée claire sur leur mode de vie, savoir s'il est favorable ou nuisible à leur réussite et la progression de leurs performances athlétiques.

    Sous-contrôle, l'athlète est conscient que ses pas sont scrutés et qu'à la moindre erreur, il sera sanctionné. Sa mise sous contrôle le pousse à se conformer à l'ordre, observer les règles déontologiques de sa discipline et s'éloigner le maximum possible de ses faux pas et ses mauvaises habitudes qui nuisent à sa progression.

    En plus de cette protection de la pauvreté et des mauvaises conditions de vie, la FRMA doit veiller sur la protection des athlètes de ces coutumes et ces fréquentations qui achoppent leur réussite. Elle doit assurer la suppression de ces intoxications sociales (drogues, tabacs, alcools, prostituées, clubs de nuit, etc.) qui nuisent à la carrière sportive de l'entourage des athlètes.

    Parmi les secrets de la réussite de Mohamed Mediouri à la tête de la FRMA, son obsession par la conduite des athlètes sur et en dehors du terrain. Cet homme a réussi l'établissement de l'ordre dans l'Institut National de l'Athlétisme que ça soit à Rabat ou à Ifrane. Sous son règne, les athlètes courraient derrière les chronos et pas derrière les femmes comme il est le cas aujourd'hui.

    A l'époque de Mohamed Mediouri, l'atmosphère était propice à la progression et la réussite des athlètes. Ces filles venant des quartiers populaires de Rabat, Témara, Salé qui fréquentent aujourd'hui l'annexe du complexe sportif Moulay Abdellah pour draguer les athlètes de l'équipe nationale, ne pouvaient pas accéder à ce lieu d'entrainements à l'époque.

    Fumer, se droguer, fréquenter les prostituées et faire la fête la nuit, ces habitudes antisportives que se permet la génération des athlètes d'aujourd'hui, ne faisaient pas partie des modes de vie des champions d'hier. Mohamed Mediouri imposait aux athlètes une discipline qui permettait à Hicham El Guerrouj, Salah Hissou, Khalid Boulami, etc., de briller lors des grands évènements mondiaux.

    Ces entraineurs qui exploitent aujourd'hui leur statut pour se jouer des adolescentes étaient sanctionnés à l'époque. Mohamed Mediouri contrôlait tout et ne se voyait pas confier la formation des athlètes à des entraineurs réputés d'être alcooliques ou sales dragueurs… Même ces entraineurs qui fumaient, il était impossible de les voir fumer en présence des athlètes à l'époque.

    Abdalaati Iguider, champion du monde juniors, avait toutes ses chances pour devenir champion du monde ou champion olympique. Il avait toutes les chances de son coté pour être le nouveau roi du 1500 mètres. Mais il ne sera jamais Hicham El Guerrouj tant qu'il manque de ces qualités mentales qui canalisent l'esprit dans une seule voie : celle de vaincre.

    « C'était un talent, mais il avait besoin d'un coach. Surtout, il avait besoin d'être encadré … C'est le principe de l'individualisation. J'avais besoin d'apprendre comment il réagissait. Il aime vivre, il avait besoin de comprendre qu'il faut se concentrer pour réussir », avait déclaré celui qui a construit Hicham El Guerrouj, Abdelkader Kada, en parlant d'Abdelaati Iguider.

    Mohamed Mediouri s'il était à la tête de la FRMA aujourd'hui, le natif d'Errachidia serait champion du monde et champion olympique du 1500 mètres. Le système Mediouri est dur, oui. Mais il est efficace. Il protège les prodiges de l'athlétisme marocain de l'autodestruction et permet à eux de confirmer les espoirs portés sur eux.

    Par contre, le système Ahizoune, un président qui ne contrôle rien et ignore tout sur la vie de ses athlètes, pourra permettre au Maroc d'avoir des champions du monde minimes, cadets et juniors mais il ne permettra jamais à l'athlétisme marocain d'avoir des champions du monde et champions olympiques séniors. Son je-m'en-foutisme à l'égard de la vie des athlètes laisse les portes ouvertes à ces intoxications qui tuent leur carrière et privent le Maroc d'avoir des champions qui hissent le drapeau national lors des grandes compétitions mondiales.

    Pire que ça, ce je-m'en-foutisme laisse le champ libre aux commerçants des produits dopants pour s'approcher des athlètes et commercialiser librement leur dopage, ce qui nuit à l'image de l'athlétisme marocain et met le doute sur les performances réalisées par Saïd Aouita, Nawal El Moutawakil, Nezha Bidouane et Hicham El Guerrouj.